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Télétravail et recomposition des environnements de travail au bureau. Flex-office, desk-sharing, activity-based environment : de la novlangue à l’identification des enjeux

La généralisation du télétravail n’a pas seulement pour effet de recomposer l’environnement de travail en investissant la sphère familiale et personnelle. Ses effets se font sentir également dans les locaux de travail qui se trouvent en partie inoccupés. C’est la « rampe de lancement du flex office », selon les cabinets d’immobilier de bureaux. En effet, dans le sillage de la généralisation du travail hors site, on voit se multiplier nombre de projets de réaménagement des espaces de travail aux noms exotiques, tels le « flex-office ». Si le vocabulaire est nouveau, les idées le sont moins : la crise sanitaire a créé un effet d’aubaine pour remettre au goût du jour de bons vieux réflexes de rationalisation des coûts, bien souvent au détriment des conditions de travail et de la qualité du travail d’équipe.  

La note qui suit vise à fournir un ensemble de repères, de points de vigilance, pour la compréhension de ces projets à destination des représentants du personnel au CSE. Les témoignages de salariés sont issus des expertises réalisées par DEGEST dans les secteurs du transport, de l’énergie, des médias et des centres d’appels.

Quelques repères pour s’y retrouver

Confrontés aux modifications profondes et extrêmement rapides de leurs conditions de travail, les salariés et leurs représentants sont déstabilisés et ont besoin de prendre du recul, ne serait-ce que pour entretenir leur bonne santé mentale, penser les changements, se repositionner. Cette prise de recul s’appuie sur le langage : nous avons besoin de mettre des mots sur ce qui nous arrive.

1/ Repère n°1 : choisir ses mots

Flex-office, desk-sharing, activity based environnement, environnement dynamique, espace agile, clean-desk… etc. : omniprésente dans le secteur de l’immobilier de bureaux depuis la crise sanitaire, une novlangue irrigue désormais les discours RH qui assurent la promotion des projets de réaménagement des espaces de travail du secteur tertiaire. Décoder ces projets implique de s’en affranchir. Rappelons qu’en son temps l’open-space a été promu et imposé sous le joli nom de « bureau paysager ».

Partons des modalités concrètes d’aménagement des espaces de travail avec leurs appellations variables :

  • Espaces conçus pour accueillir plus de cinq postes de travail, sans séparation complète entre les postes : open-space, espace de travail ouvert, bureau paysager.
  • Postes de travail individuels sans attribution nominative, en open-space ou en bureaux fermés : bureaux partagés, desk-sharing. Cet aménagement repose donc sur le principe d’un nombre de postes de travail inférieur au nombre de salariés, selon un ratio dit « taux de foisonnement » ; un taux de foisonnement de 0,8 signifie que pour 10 salariés il est n’est prévu que 8 postes de travail.
  • Espaces de travail sans attribution nominative conçus pour une tache spécifique (salles de réunion, bulles pour appel téléphonique, espaces de « créativité » … : activity-based environnement.

Nombre de nouveaux projets d’aménagement combinent les deux derniers principes et d’une entreprise à l’autre peuvent être désignés sous différents termes : espace dynamique, espace agile, environnement dynamique ou flex-office.  Par commodité et parce qu’il faut bien en choisir un, nous parlerons ici de « flex ».

Lire la suite  →Télétravail et recomposition des environnements de travail au bureau. Flex-office..

 

Depuis maintenant deux mois, la réforme des retraites polarise le débat public. Si beaucoup de choses ont déjà été dites sur le sujet, les données économiques du problème restent floues et largement inconnues, le débat restant concentré (à dessein ?) sur l’opportunité des mesures (fin des régimes spéciaux, valeur du point, relèvement de l’âge pivot à 64 ans).

Or, l’analyse des données économiques du déficit du système des retraites est centrale en ce qu’elle débouche sur l’identification d’un triple enjeu : un enjeu de méthode de conduite de cette réforme, un enjeu de manque de ressources et un enjeu démocratique lié au fait que le système des retraites ne saurait être soumis au vote annuel du Parlement.

Le traitement de ces enjeux montre que d’autres pistes existent.

DEGEST

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